ah! j'avais dit que je ne pouvais plus me conecté? Eh bien, si! En fait, jusqu'à lundi matin. Ah lundi! Ce jour, pour moi, sera maudit! Non, qu'il arrive un dramme. Mais je quitterai mon lieu de vacances. Un foyer de jeunes travailleurs où j'ai vécu des moments exélents, et où j'ai créé, (enfin je crois), beaucoup d'amitié... (et peut-être plus! je veux y croire!) Bref! je quitte  cet endroit lundi, pour retourner dans un centre spécialisé pour déficients visuels. Et dans un (internat)!

Bref! ce n'était pas de ça dont je voulait parler à l'origine. Il y a quelques années, j'ai écrit un texte que j'ai intitulé: j'ai vu. Non que j'ai vraiement vu (avec mes yeux) ce que j'y décrit, non. mais, la vue peut être autre... je me permet de vous le faire partager...

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L’homme que je vois est triste. Sinistre, il ne danse plus sur la piste. Disparaissent la complicité ainsi que le sourire. Disparu le rire tonitruant. A sa place, une pluie au goût Sallé, tombant continuellement. Tombent les armes, craque la résistance. De jours en jours, dans son cœur, de sombres ombres dansent. Et sa voix tremble, et casse, quand la douleur fait face. Une âme peinée transparaît à travers ses yeux embrumés.

J’ai vu cet homme tomber d’un piédestal trop élevé. Effondré, l’âme brisée, il n’a plus vu le soleil brillé. J’ai entendu son rire s’éteindre pour devenir ce triste soupir et cette pluie au goût sallé. J’ai senti ses barrières craquer, ses remparts tomber ; senti aussi s’effondrer les murs qu’il avait érigés. J’ai lu sa peine et sa misère dans son regard vague et triste. Je lai vu se battre, je l’ai vu perdre, j’ai vu son courage partir. J’ai senti sa souffrance, sa douleur immense. Comme une blessure intense saignant inexorablement.

Rien pour le réconforter ! Incompris, au bout de trop longues heures d’insomnie, il est tombé, meurtri ! A déserté la vie !

Noir portrait, triste esquisse d’un esprit torturé ! Par de trop sombre pensées, trop souvent malmené ! Inconsolable, il l’est ! N’ayant jamais trouvé une épaule sur laquelle il put s’appuyer ! Pas une once de tendresse, il n’a pu récolté ! Que des cœurs secs ! que des esprits étriqués ! "

Voilà! Je vous laisse méditer là-dessus.